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Le cheval (Equus caballus) est un grand mammifère domestique ongulé de la famille des équidés, domestiqué il y a 5 500 ans. Les chevaux furent des animaux de guerre et de transport qui permirent l'essor du commerce et la naissance de civilisations sur de grandes étendues. Considéré comme « la plus noble conquête de l'homme » et présent dans toutes les formes d'art, le cheval est de tous les animaux, celui qui a sans doute le plus marqué l'histoire et les progrès de l'humanité. Le cheval est utilisé aujourd'hui dans l'agriculture, pour le transport, les loisirs et les compétitions sportives. Classification, dénomination et histoires de l'espèce Étymologie et dénomination Cheval est un terme générique qui désigne en premier lieu l'éspèce domestique de Equus caballus, ce qui inclut les races devenues harets comme les mustangs. Les véritables chevaux sauvages, ne pouvant d'ailleurs pas être domestiqués, appartiennent à plusieurs autres espèces. Le terme cheval dérive du latin caballus et désigna d'abord un « mauvais cheval », puis un hongre et, populairement un « cheval de travail ». L'étymologie est incertaine mais une influence du gaulois est possible. Les principaux dérivés du mot cheval sont chevalier, chevalière, chevalerie, chevaleresque, chevalin, chevaucher, chevalet, cavale, cavaler, cavalier, cavalerie et cavalcade. Le terme au singulier se prononce /S@val/ et le pluriel chevaux se prononce /S@vo/. D'autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien (ἵππος, [híppos], de la racine indo-européenne *ékwos), d'où l'adjectif hippique ou le terme hippodrome. Cette racine grecque se retrouve aussi dans Philippe (« qui aime les chevaux »), Hippolyte (« qui délie les chevaux »), hippocampe (« cheval cambré »), hippoptame (« cheval du fleuve »). Une boucherie chevaline est également appelée boucherie hippophagique. Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-européenne et est à l'origine des termes comme équidés, équitation et les adjectifs équestre et équine. L'ordre équestre était une classe sociale de la Rome antique descendant des combattants à cheval (les plus riches) des premiers siècles de Rome. L'ancien français nomme la jument cavale.
Termes généraux
Termes spécifiques
De nombreux termes familiers, péjoratifs ou anciens désignent aussi le cheval. Parmi les termes péjoratifs figurent notamment « bidet », « bourrin », « canasson », « carne », « rosse » et « haridelle ». Le mot « canasson » est souvent également utilisé sans connotation négative pour désigner un cheval sans particularités. Dans les termes anciens se trouvent le mot « palefroi », qui désigne une monture pour un messager, et enfin le mot « destrier » qui nomme une monture de guerre. Chez les Amérindiens, le cheval est parfois désigné sous le terme de « grand chien ». En caractère sigillaire, la partie supérieure montre un œil et la crinière du cheval et la partie inférieure, ses pattes et sa queue. Histoire évolutive L'histoire récente des équidés est mal connue. Nous ne savons pas en particulier quand a eu lieu la spéciation entre les ânes, les chevaux sauvages (Equus ferrus), les zèbres et le cheval domestique (Equus caballus). Nous ne savons pas si l'espèce cheval domestique résulte d'une sélection opérée par l'homme ou si elle est le fruit de la sélection naturelle. L'espèce ne semble exister telle quelle que depuis quelques milliers d'années, ce qui plaide en faveur de la première hypothèse. Les races Les races équines issues de l'éspèce du cheval sont nombreuses et variées. Cette grande diversité a pour origine la sélection et les croisements opérés par l'homme sur le cheval domestique, mais aussi la grande capacité d'adaptation de cet équidé face à son environnement. Contrairement à d'autres animaux pour lesquels l'entraînement et/ou l'expérience donnent un atout à la survie (comme l'homme), les atouts du cheval dépendent surtout de son capital génétique morphologique. Aussi l'homme a depuis longtemps pratiqué un élevage sélectif en ce sens, bien avant de connaître les lois de l'hérédité. Il semble que les premiers hommes ayant réalisé des listes d'ancêtres soient les arabes. De nos jours, les données généalogiques sont inscrites sur des Herd-books. Ces informations sont reprises par de vastes bases de données spécialisées comme Genequs qui comptait en 2007 plus de 210.000 chevaux toutes races confondues et qui remonte pour les plus anciennes inscriptions à 1764. Le SIRE est la base de données du Ministère de l'Agriculture et des Haras nationaux français. La tendance actuelle est à la baisse de la diversité. Les activités humaines liées à l'usage du cheval se réduisant au sport et au tourisme, toutes les races n'étant pas spécialisées dans ces types d'activité sont menacées. C'est le cas notamment de toutes les races de chevaux de trait. Le Shire et le plus grand cheval, le Falabella est le plus petit.
Le marronnage
Du grec ἱππος (cheval) et λόγος (discours), l'hippologie étudie le cheval dans sa globalité. Cette étude comprend l'organisation et l'anatomie du cheval ainsi que son comportement et son entretien. Description Un cheval de selle adulte pèse en moyenne 500 kg, les plus lourds des chevaux de trait (Shire notamment)peuvent atteindre 1 200 kg. Un cheval vit en moyenne 20 à 30 ans. Les poneys et les chevaux dits « lourds » vivent en moyenne plus longtemps que d'autres races. L'espérance de vie d'un cheval domestique est allongée grâce aux soins prodigués par l'homme, certains chevaux pouvant atteindre les quarante ans. Morphologie
Le cheval est un animal quadrupède. Ses membres locomoteurs sont appelés des membres et non des pattes. Le cheval porte une crinière et une queue dont les poils sont appelés crins. Le cheval dispose de 469 muscles qui représentent environ la moitié de son poids. Un vocabulaire spécifique décrit les différentes parties du corps du cheval. Par convention, le cheval se compose de trois parties externes principales:
Le corps qui est la partie centrale.
Robes
La robe d'un cheval représente la couleur de celui-ci. Les robes sont très variées et sont un moyen d'identification. Aussi font-elles l'objet d'une classification réglementée et d'un vocabulaire précis. Le nom des robes est basé sur la couleur des poils et des crins, parmi les robes courantes, citons le bai, l'alezan et le gris. Les épis sont des zones de directions irrégulières des poils. Leur nombre et leur localisation sont relevés dans le signalement des chevaux afin de permettre leur identification.
Les chevaux qui possèdent des taches, sur les membres ou sur la tête, dont la taille et la forme, sont des facteurs d'identification. Des termes précis existent pour décrire ces taches appelées aussi listes. La balzane est une tache de poils blancs sur les jambes. Suivant leur taille et forme, elle porte un nom différent. L'en-tête est une tache de poils blancs sur la tête du cheval. Leur forme et étendue leur donne une dénomination. Le ladre est une dépigmentation des naseaux et de la bouche de l'équidé. La liste est une trace verticale parcourant le chanfrein.
Le cheval est un animal grégaire qui vit en harde d'une petite dizaine d'individus composée:
Reproduction En harde et en liberté, l'étalon se constitue un harem et se reproduit uniquement avec les juments de celui-ci. Si un autre étalon veut s'approprier le harem, il s'en suit une bataille entre mâles pour la domination du troupeau. Elles peuvent être violentes mais sont très rarement mortelles. En captivité, la fécondation se fait de plus en plus souvent par fécondation artificielle en sperme congelé. Cette technique permet aux éleveurs de disposer facilement d'un large choix de géniteurs mâles pour leurs poulinières. Dans la nature, les poulains naissent en général au printemps. Pour des raisons économiques, les éleveurs recherchent une naissance plus précoce au début de l'année et parviennent à déclencher des chaleurs en jouant par exemple sur l'intensité de l'éclairage. La durée de la gestation est en moyenne de onze mois (310 à 360 jours) et la jument ne donne naissance qu'à un seul poulain à la fois sauf exception. Ce processus est appelé le poulinage et il est dit que la jument pouline. À la naissance, le poulain pèse environ une quarantaine de kilogrammes et son poids double au cours du premier mois. Le poulain sait marcher moins d'une heure après la naissance et dispose de la vision dès la naissance. Le poulain devient adulte entre deux et cinq ans suivant la race à laquelle il appartient. Certaines sont plus précoces que d'autres.
Parmi les nombreux classements possibles, les chevaux peuvent être regroupés en fonction de leur race, par rapport à leur utilisation, à leur taille et à leur robe (seulement pour certaines races comme le Frison). La critère principal de distinction entre les races de chevaux et de poneys est la taille de l'animal. Sont considérés comme cheval les individus d'une taille strictement supérieure à 1,48 m au garrot non ferrés. À l'inverse, sont considérés comme poney les individus d'une taille inférieure ou égale à 1,48 m au garrot non ferrés. Cette classification est celle adoptée par la Fédération équestre internationale pour permettre une répartition des animaux dans les compétitions. Cependant, en plus de ce critère nécessaire aux compétitions, une race équine peut être classée comme étant une race de chevaux ou de poneys. Le critère à l'origine de cette typologie est la conformation extérieure de la race. Un individu d'une race donnée ne changera pas de catégorie à cause de sa taille. Exemple : un individu pur-sng arabe reste toujours un cheval même si sa taille est inférieure à 1,48 m. Il en est de même pour le Camargue, race de cheval relativement petit, ou encore le Falabella qui est considéré comme un cheval malgré sa taille autour de 70 cm car il possède toutes les caractéristiques extérieures d'un cheval.
Le cheval peut s'hybrider avec d'autres équidés. Le produit d'un étalon et d'une ânesse est un "bardot", celui d'un âne et d'une jument est un « mulet » ou une « mule », celui d'une jument et d'un zèbre est dénommé « zébrule » ou « zorse ». Génétique
L'anatomie du cheval a été étudiée tôt par l'homme car ce dernier a cherché à comprendre son fonctionnement pour mieux l'utiliser. Un des premiers ouvrages sur l'anatomie du cheval est celui de Carlo Ruini en 1598. L'anatomie du cheval comprend l'étude du squelette, des muscles, des tendons, des systèmes digestif, respiratoire, reproducteur, cardiaque et nerveux.
Antiquité
Au Moyen-Orient, certaines tribus Perses semblent avoir créer les pur-sangs arabes, chevaux du désert, robustes et élégants, ils inventèrent aussi le polo. Lorsque les Hyksôs envahissent l'Egypte au XVIIe siècle av. J.-C., les Égyptiens n'utilisaient les chevaux que pour des tâches civiles. La cavalerie, qui fera la puissance des pharaons du Nouvel empire, était alors du côté de l'ennemi et sera un facteur déterminant dans la défaite égyptienne. En Afrique, la cavalerie numide fut une unité importante des armées carthaginoises lors des guerres puniques tandis que la cavalerie romaine était réputée médiocre. En Asie, le plus ancien char hippomobile à nous être parvenu intact provient de la tombe de l'empereur chinois Wu Ding, mort en 1118 av. J.-C. Le cheval était peu utilisé comme animal de trait dans l'agriculture mais les Chinois seraient à l'origine du collier d'épaule. Ils utilisèrent l'étrier au VIe siècle av. J.-C., la cavalerie formant le gros des troupes chinoises. Le cheval (馬) sert de moyen de transport et de communication (coursier). Quand le jeu de polo perse arriva à la cour de l'empereur, tout le monde s'en éprit. Les Chinois ne faisant pas d'élevage permanent des chevaux, ces derniers restaient un produit de luxe importé du Moyen-Orient. Au Japon, le cheval servait d'animal de combat, de coursier et de transport de marchandises, mais dans ce dernier cas il était guidé par des hommes à pied, ce qui limitait son potentiel. Des peuples d'Asie ont développé une unité militaire originale qui est l'archer à cheval.
Moyen Âge En Europe, la chevalerie apparu vers l'an 1000, sous le règne d'Henri Ier. Elle disparu vers 1500. Indépendamment de la race, le palefroi désignait un cheval de parade au Moyen Âge, le destrier un cheval de guerre et la haguenée était un cheval de monte féminine. Le destrier était un cheval fort et lourd, capable de porter jusqu'aux 225kg que pouvaient représenter le chevalier en armure, le poids de l'armement, la large selle, et son caparaçonnage de fer et de cuir. Le cheval était un animal à part car il servait de monture aux aristocrates et parce qu'il était très coûteux (35 livres tournois en moyenne en France au milieu du XIVe siècle). Le cheval exigeait également une nourriture abondante et de qualité comme l'avoine ou le foin. À partir du XIIe siècle, son usage s'est répandu pour tirer la charrue en France septentrionale. Grâce au collier d'épaule, il offrait au paysan une puissance et une rapidité supérieures à celle du boeuf. Au Moyen-Orient, les chevaux ont porté l'Islam jusqu'aux portes de l'Orient. En Asie, la cavalerie était la principale force des armées mongoles et tartares. Autre exemple, La Tapisserie de Bayeux (photo ci-dessus), est une admirable broderie qui présente notamment 202 chevaux, et nous renseigne sur cette période où les chevaux étaient encore principalement utilisés pour se battre. Le cheval était un animal indispensable du Moyen-Âge, tant utilisé pour la guerre, que pour l'agriculture.
Huit croisades ont eu lieu entre 1097 et 1300. Les chevaliers partant délivrer la Terre Sainte emmenaient leur destrier dans ce long périple. Les croisés suivaient deux itinéraires principaux:
Les chevaliers arrivaient donc en Terre Sainte avec des destriers pas toujours prêt physiquement au combat. De plus, sous un climat chaud et avec le poids des armures et de l'armement à porter, les chevaux transpiraient abondamment sans pouvoir s'abreuver autant que nécessaire. Les cavaliers Bédouins portaient des vêtements flottants les protégeant du soleil et n'entravant pas leurs mouvements. Ils montaient les chevaux arabes, qui par leur vivacité leur permettaient d'effectuer des manœuvres rapides ou de parcourir rapidement de grandes distances. Les croisades firent donc se rencontrer deux cultures équestres radicalement différentes, les chevaliers chargeant lourdement et essayant de désarçonner leurs adversaires, les Bédouins cherchant à tailler l'ennemi en pièce. Si les chrétiens ont pris Jérusalem, les musulmans ont fini par les en chasser. Les chevaliers ont dû apprécier la rapidité, la maniabilité et l'endurance des chevaux arabes. Cependant, ces derniers ne pouvaient pas porter longtemps des poids importants comme un chevalier en armure, contrairement aux destriers. Les chevaliers ont peu voire pas modifié leur façon de monter. Il n'y a pas eu d'échange culturel équestre. Les chevaliers ont cependant rapporté quelques chevaux arabes en Europe. Richard Coeur de Lion importa les premiers Pur-sang arabes. Le cheval n'était pas consommé pour sa viande car l'Eglise l'interdisait.
La puissance de feu de l'artillerie montra les limites des destriers, peu maniables. Des académies d'équitation furent créées, notamment en Italie, pour obtenir des chevaux plus légers, maniables, permettant de sortir de la mêlée des combats.
L'Italie a vu se créer les principales académies d'équitation de la renaissance. Vers 1130, un groupe d'écuyers byzantins créa une académie d'équitation dans le sud de l'Italie. Frederico Grisone relança l'Académie de Naples en 1532. Il écrivit le traité d'équitation "Ordini di cavalcare" en 1550. Cesare Fiaschi fonda sa propre académie en 1534. L'Italien Gian Battista Pignatelli forma, dans l'académie crée par Grisone, les deux écuyers français Salomon de la Broue et Antoine de Pluvinel.
La famille impériale des Habsbourg fonda en 1580 un nouveau haras, dans la localité slovène de Lipica, appartenant à l'époque à l'Empire autrichien. L'élevage du Lipizzan est liée à ce haras. En 1572, le premier hall de l'école espagnole (Spanische Reitschule) de Vienne fut construit.
Sous Louis XIII, la cours du roi prend de l'importance. Les grands seigneurs délaissent leurs domaines et leurs élevages au profit des Tuileries. Les petits élevages s'éteignent, alors que la France manque d'étalons de qualité. Ces derniers sont alors importés de pays limitrophes comme l'Espagne. En 1639, un édit royal recommande la fondation de haras. Cependant, il faut attendre un arrêté de Colbert, sous Louis XIV pour que l'élevage français prenne tournure : cet arrêt du Conseil du Roi du 17 octobre 1665 créée les bases des haras nationaux. Les grands principes en sont la répartition sur le territoire d'étalons royaux confiés à des garde-étalons, l'approbation des étalons privés et les encouragements aux jumenteries. Le premier haras nationaux voit le jour à Saint-Léger-en-Yvelines. Il comprend 300 juments et une dizaine d'étalons. En 1730, Louis XIV transfère le haras de Saint-Léger-en-Yvelines en Normandie, dans le Haras du Pin. L'état importe des reproducteurs du Holstein, du Danemark, du Mecklembourg, d'Angleterre et d'Orient afin d'améliorer ses chevaux. Vers le XVIIIe siècle, la création de haras, d'écuries et d'écoles de dressage renforce la renommée des chevaux royaux. Les chevaux deviennent plus légers et plus souples. A la veille de la révolution française, l'état possède quinze haras nationaux et près de 750 reproducteurs. Les haras nationaux sont supprimés par l'assemblée constituante en 1790.
Le cheval se répandit alors rapidement sur ces terres, principalement en Amérique du Nord. À la période de la conquête de l'Ouest, plusieurs centaines de milliers de chevaux sauvages sont répartis à travers le continent. Au XVIIIe siècle, les Amérindiens élevèrent de grandes hardes de chevaux dont le nombre total dépassa les cent cinquante mille individus. À partir de ces mustangs dressés émergèrent les palominos. Les Indiens Nez-Percés opérèrent également des sélections à partir des mustangs pour obtenir l'appaloosa. En Europe, les Anglais croisèrent des chevaux pur-sang arabes et Barbes avec des espèces indigènes pour créer les pur-sang anglais, race de cheval de course.
Les chevaux ont eu un rôle indispensable dans les conquêtes napoléoniennes. Les pur-sang arabes étaient les chevaux de choix pour la cavalerie des troupes. Par le biais des campagnes de l'empereur, ce type de cheval s'est retrouvé enEurope centrale et en Russie. Un étalon, capturé près de Leipzig, par exemple, a donné naissance, grâce à différents apports de sang, à la race hongroise Nonius (Haras de Mezöhegyes). Entre 1800 et 1815, Napoléon, cavalier au style peu académique mais résistant et intuitif, possédait 1 730 chevaux réservés à sa monte personnelle. Le Vizir, petit arabe gris d'1,35 m, son plus célèbre cheval, a été empaillé et se trouve exposé en 2006 au Musée de l'armée des Invalides. Les écuries impériales, créées en 1803-1804, regroupent l'équipage de selle, l'équipage d'attelage et l'équipage de campagne ou des transports. Leur effectif crût rapidement jusqu’en 1808, pour se stabiliser autour de 500 chevaux. Les écuries impériales furent démantelées en partie à la fin de l’empire. Activités liées au cheval
Il faut ajouter les métiers annexes comme la confection et la vente d'outils et d'instruments spécialisés : les selliers-bourreliers confectionnent les selles et les brides. On ajoute aussi les jockeys et drivers, les moniteurs, les éleveurs, les agents des haras nationaux, les cavaliers de spectacle, les gardes républicain, les grooms (palefrenier ou soigneur), les entraîneurs, les marchands de chevaux, les vendeurs en écurie, les loueurs d'équidés, les auxiliaires de santé, et la filière de la boucherie.
D'autres professions concourent aux soins médicaux. Les dentistes équins ont pour activité principale le limage des dents car celles du cheval poussent tout au long de sa vie. Les osthéopathes équins pratiquent une thérapie manuelle en appliquant les mêmes principes que l'ostéopathie pour l'homme. Les maréchaux-ferrants orthopédistes soignent certaines pathologies du pied en mettant des ferrures orthopédiques. Les palefreniers-soigneurs s'occupent des soins légers. Il existe plusieurs techniques de relaxation telles que l'aromathérapie et la massothérapie. L'aromathérapie consiste à traiter un cheval à base d'huiles essentielles. L'aromathérapie est la base de la massothérapie. Dans cette dernière, on utilise souvent les huiles essentielles pour effectuer les massages. Dans le soin des blessures des jambes, l'hydrothérapie peut être utilisée, soit par massage par jet d'eau ou en faisant nager le cheval.
Après bien d'autres théories (mécanique, psychologie animale, ...), les techniques de dressage des chevaux se basent sur l'éthologie. Ainsi des dresseurs de chevaux s'en réclament et font des présentations de leur méthode, donnent des cours de « méthode éthologique » de dressage et aident à reprendre en main des chevaux qui présentent des difficultés dans leur relation à l'homme et notamment des risques. Ces dresseurs peuvent être qualifiés de « chuchoteurs », traduction littérale de leur appellation anglaise de « Horse whisperers » issus du milieu « western » américain. Les pionniers sont pour ne citer qu’eux: Ray Hunt, Monty Roberts et Tom Dorrance (Américains tous les trois), ceux-ci se sont penchés sur la transmission de méthodes entièrement fondées sur l’éthologie. On distinguera donc utilement les deux acceptions du mot éthologie équine. L'une présente les résultats des observations et expérimentations scientifiques sur le comportement du cheval. La seconde regroupe un ensemble de pratiques de dressage plus ou moins inspirées des théories et résultats de la précédente. Le dressage d'un cheval peut être effectué selon des pratiques inspirées de l'éthologie. L'étude de la gestuelle, des mouvements d'oreilles, des attitudes de la tête permet de déterminer l'humeur du cheval, ses émotions. Par exemple :
Pour mieux comprendre les réactions du cheval, il faut considérer qu'il exprime et s'exprime pour les autres chevaux, ce qui évite de lui prêter, à tort, des intentions humaines. L’animal sera apaisé avec des gestes larges et détendus de votre part, par contre des gestes rapides et saccadés auront tendance à l’effrayer. La hiérarchie joue un rôle important et un rapport de dominance clair doit être établi entre le dresseur et son élève, ainsi que la mise en confiance du cheval. Celui-ci doit concentrer son attention sur le dresseur tout en restant libre d'agir à sa guise. C'est de lui-même qu'il décide de suivre l'homme et d'exécuter ses demandes, sans la moindre contrainte directe. L'éthologie remplace utilement l'idée d'une « psychologie du cheval », toujours susceptible d'être une projection anthropomorphique (« je me mets à la place du cheval »). « Vouloir donner à son cheval ce que l'on voudrait soi-même part d'un bon sentiment, mais ce n'est pas la meilleure manière de procéder si l'on souhaite vraiment le rendre heureux. De la même façon, la communication homme-cheval doit se faire autant que possible en « langage cheval » : ce n'est pas tant à l'animal d'apprendre à interpréter les réactions humaines qu'au cavalier de savoir s'adapter à son cheval.» Les deux principales utilisations du cheval sont soit d'être une monture pour un cavalier, soit d'être un animal utilisé dans des travaux de traction. Ces deux objectifs donnent lieu à une classification entre le cheval de selle et le cheval de trait.
La première est liée au monde des courses. Les chevaux naissent dans des haras spécialisés dans la sélection. Ils peuvent être mis en vente aux enchères, vendus et placés par leur propriétaire dans des haras qui se chargeront de les entraîner et de les faire courir. Après leur carrière, ils sont destinés ou non à la reproduction en fonction des résultats. Au milieu des années 2000, la valeur en France d'un foal destiné au galop de niveau moyen était de 25 000 € et 30 000 € en moyenne, mais entre 10 000 € et 20 000 € pour un trotteur. Les gains générés par les victoires aux courses peuvent être substantiels. Par exemple, le cheval appelé « Lawman » vendu yearling à un prix de 75 000 € en 2005 à rapporté 1 858 000 € à son propriétaire en 2007. Certains investisseurs créent des sociétés pour les acquérir et louent des places dans les haras pour les entraîner et les faire courir. Les meilleurs chevaux de plat se négocient à plusieurs millions d'euros. Un cheval sans pedigree peut valoir moins de 1 000 € pour ces deux filières, parfois même des chevaux jugés mauvais sont vendus aux prix de la masse de viande (150 à 500 €). La troisième filière concerne les animaux destinés au loisir, au tourisme ou aux travaux. Elle est plus traditionnelle et moins formalisée. Pour les mâles aux résultats sportifs remarquables, la semence pour l'insémination artificielle est une source de revenus non négligeable. Les chevaux des trois filières peuvent terminer leur vie aux abattoirs et être donc cédés à moins de 800 € en 2007. La vente pour cette fin est, selon certaines sources, essentielle à la pérennisation de l'activité des petits éleveurs et donc du maintien de la diversité. Utilisation en sport et loisir De nos jours, le cheval est généralement utilisé en équitation pour le loisir (randonnée ou balade en calèche), dans les sports équestres, dans les sports hippiques et comme animal de spectacle. Le cheval est aussi parfois apprécié comme animal de compagnie. Il existe toujours des peuples cavaliers dont toute la vie est centrée autour du cheval. C'est le cas notamment chez les Mongols où les enfants apprennent à monter avant de marcher.
Certaines utilisations traditionnelles du cheval ont toujours continué par tradition plus que pour des raisons économiques comme la surveillance de troupeaux en Camargue. En France, après avoir été délaissé en tant qu'outil de travail, le cheval est de nouveau employé dans de nombreuses tâches dans le cadre d'une société qui se veut davantage sensible à l' écologie. Débardage
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